Jean-Paul Four
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Château Siran Grand Crû Exceptionnel Margaux 1961 (1)
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La chaleur était tenace mais ton index se dirigeait vers ta fente, imperturbablement, augmentant légèrement le rythme de ta respiration. Tu tournas la tête comme pour mieux ressentir la naissance du plaisir lorsque ton regard rencontra un petit porte-bouteille et une étiquette "Château Siran Grand Crû Exceptionnel Margaux 1961". Une étincelle sensuelle et magique te traversa l'esprit, la cave à vins ..... fraîcheur, parfums, solitude, et aussi souvenirs .... Rapidement tes doigts abandonnèrent ta chatte en éveil, tu te levas et après t'être discrètement assurée que tes invités poursuivaient leurs conversations, tu pris le chemin de la cave.
Tu ouvres la lourde porte qui en condamne l'accès et cherche à basculer le vieil interrupteur qui commande l'éclairage électrique presque tamisé de la cave. Rien. Tu bascules à nouveau dans l'autre sens, toujours rien. Un instant de désespoir et de rage se marque sur ton visage, lorsque ton regard croise le vieux candélabre, oublié à même le sol. Deux bougies y étaient encore attachées, pas bien longues mais suffisantes pour tes besoins immédiats.
Quelques instants plus tard, tu franchis la lourde porte et la referme silencieusement derrière toi. L'émotion s'empare de toi alors que les ombres projetées par le candélabre dansent sur les parois de vieilles pierres. Inconsciemment, ta main se porte entre tes cuisses et tu descends prudemment, une à une, les marches du vieil escalier de pierre bleue. Ton cœur bat de plus en plus vite, les marches se succèdent et les mouvements de ton corps forcent naturellement le mouvement de ta main sur ton sexe. La cave s'ouvre devant toi, mais la faible lumière projetée par le candélabre ne te permet pas d'en distinguer toute la profondeur. Tu t'avances lentement, ton poignet enserre le candélabre de plus en plus fort, ton index a maintenant remplacé ta main et s'est glissé sous ta robe. A cet instant, la fade et vacillante lumière se porte sur un amas de vieux tissus qui jonchent le sol. Un léger soupir de satisfaction s'échappe à travers tes lèvres ....
Tout à coup tu entends un craquement de petit bois derrière toi, tu te retournes d'un grand mouvement nerveux et le chandelier s'éteint, l'obscurité devient totale, la peur te paralyse et t'empêche de crier. Seule une respiration régulière que tu situes à un mètre de toi environ, concentre toute ton attention. Tu voudrais crier: "Qui êtes-vous ? Allumez la lumière !" mais tes lèvres, ta langue se refusent à toi. Aucun son ne sort de ta bouche. Tu trembles et le chandelier t'échappe des mains, le bruit métallique de sa chute résonne longuement dans toute la cave. Ensuite, plus rien, aucun bruit sauf cette respiration qui se rapproche puis s'arrête à côté de toi.
... Deuxième partie
Ronald Samuelson 2008




